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Bilan de ces derniers mois

Ecrit par Simon Ulrich | 21 novembre 2008

Cela fait un petit moment que je n’avais pas entrepris d’écrire sur mon blog. Par manque de temps, certes, mais surtout parce que j’avais besoin de prendre quelque peu de recul, d’observer les débats et les événements de la même façon qu’avant chaque saut, on scrute le vide. 

Comme avant chaque saut en avant, j’avais besoin de voir la profondeur, de sentir le vent et le risque me serrer le coeur. 

Chaque battement devant me rapprocher de l’échéance, du moment précis où on se sent porter par une force invisible mais irrésistible.

Je me sentais donc spectateur des actes de ma grande famille socialiste avant d’en devenir acteur. 

Par conviction, je me suis senti porter par le discours de gauche de Benoit Hamon, par conviction, je me suis senti blessé par la messe prêchée par les segolâtre jusque dans notre congrès.

Je ne cherche pas à avoir foi en une personne. Je suis un homme de gauche. Enfant, on ne m’emmenait pas au cathé ou à la garderie mais aux réunions de sections. Enfant, on m’a enseigné que en mai 36, grâce à des hommes et à des femmes, grâce à un élan démocratique, des gens dansaient dans les usines avec l’espoir au coeur que la paix et la prospérité existera un jour. Pourquoi pensaient ils cela? Tout simplement, parce que ils étaient ensembles, unis, solidaires et non pas supporters de quoi que ce soit. Ils étaient pour la première fois acteurs de leur vie grâce et car la gauche, cette noble gauche, leur en donnait la possibilité. 

Bien sûr, nous avons, nous peuple de gauche, connu des désillusions. Nous avons subis des échecs, nous sommes que des hommes et des femmes unis autours des valeurs de justice, de progrès, d’humanisme. Nous connaissons des échecs car nous changeons les choses et ce n’est rien comparer aux victoires que nous entraînons dans notre sillage. 

Face à l’immobilisme, à ces choses que certains nous présentent comme immuable, face à tout cela, nous, hommes et femmes de gauches, nous nous levons et nous crions jusqu’à perdre notre voix que nous pouvons les changer. Et car nous nous sentons fort de le pouvoir, nous en portons le devoir. Et car nous en avons le devoir et que des hommes et des femmes, partout dans notre pays nous attendent, nous avons la force qui jusqu’alors pouvait nous manquer de changer la vie. Être de gauche, c’est de continuer à avancer, quoi qu’ils puissent advenir, sur la route et le chemin de la justice. C’est notre mission. C’est notre engagement. Ce sont nos convictions.

Parfois la pensée radicale s’avère nécessaire. D’ailleurs, sans elle, la république n’existerait pas. On lui doit, les débuts de la révolution, notre histoire commune.La déclaration des droits de l’homme en découlait directement.Jaurès, blum et même De Gaulle étaient radicaux et ont changé notre histoire.Mais le radicalisme, je le déplore, est devenu un mot déplaisant, comme si il nuisait à l’homme, alors qu’il nourrit et enflamme ce qu’il y a de meilleur en nous.

La radicalité est un devoir, que nous socialistes, nous devons assumer. Car la souffrance, les inégalités, elles, ne doutent pas, n’hésitent pas et frappent sans retenus!!

C’est pourquoi je continue malgré tous les événements de ces derniers jours à me sentir homme de gauche. Que malgré tout cela, j’ai envi de continuer à avancer, avec l’ensemble des camarades qui m’entourent. Avec également Benoit Hamon. Car tous ensemble, avec vous, je n’ai aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir.

Catégories : Renovation, Actualité, Socialisme |

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